Culture

Maurice Cottenceau, professeur d’anglais de Francis Cabrel au lycée Palissy, est mort à 95 ans

Figure du lycée Bernard-Palissy et fondateur du cinéma associatif Les Montreurs d’images, il sera salué dimanche par les anciens élèves. Ses obsèques auront lieu le 16 octobre à Agen.

Hervé Blondel Par Hervé Blondel
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Maurice Cottenceau, professeur d’anglais de Francis Cabrel au lycée Palissy, est mort à 95 ans
Des rangées de fauteuils rouges vides dans une salle de cinéma faiblement éclairée.

Maurice Cottenceau, professeur d’anglais au lycée Bernard-Palissy, historien local et cinéphile, est mort le jeudi 8 octobre, à 95 ans.

En bref

  • Selon La Dépêche , il s’est éteint paisiblement, entouré des siens, des suites d’une maladie apparue à bas bruit au début de l’été.
  • « Il voulait continuer à écrire à toute force.
  • Engagé dans plusieurs associations, dont Corpus Christi, il donnait des conférences, notamment à l’Université du temps libre.
95 ansâge de Maurice Cottenceau à sa mort
8 octobredate du décès, un jeudi

Selon La Dépêche, il s’est éteint paisiblement, entouré des siens, des suites d’une maladie apparue à bas bruit au début de l’été. Ses deux filles, Isabelle et Sylvie, ses anciens élèves et ses amis saluent la mémoire d’un homme d’une immense culture. Vice-président honoraire de l’association des Anciens élèves du lycée Bernard-Palissy, il ne siégera pas à l’assemblée générale de dimanche : sa chaise restera vide.

Une carrière presque entière au lycée Palissy

C’est dans cet établissement qu’il a passé l’essentiel de sa carrière. Il y a donné ses cours d’anglais, y compris dans les classes préparatoires HEC, dont il avait lui-même favorisé la création au sein du lycée. Francis Cabrel a compté parmi ses élèves, et l’inspection générale s’était intéressée à ses méthodes d’enseignement.

Bernard Delpech, agrégé d’anglais, lui a succédé à Palissy à partir de 1992 et préside aujourd’hui l’association des Anciens élèves. Il raconte qu’après ses parents, c’est à lui qu’il a annoncé en premier sa réussite à l’agrégation, et que son ancien professeur en était très fier.

Allée étroite entre des étagères débordant de livres anciens, sous des plafonniers, avec des cartons et d’autres rayonnages au fond.
Des livres anciens sur des étagères, une image qui évoque l’univers du professeur Maurice Cottenceau, passeur de culture anglo-saxonne. Photo d’illustration. Source : Pexels. Photographe : Paul Lichtblau. Licence Pexels.

Maurice Cottenceau continuait d’écrire : l’an dernier, malgré de lourds problèmes de vue, il avait rédigé un article sur le Brexit. Il était aussi chargé de littérature et de civilisation américaines à l’antenne universitaire du Pin.

« Il voulait continuer à écrire à toute force. »

Bernard Delpech, professeur agrégé d’anglais, son successeur à Palissy

Un cinéphile des salles obscures jusqu’au bout

Le cinéma tenait une place vraiment centrale dans toute sa vie. Il était l’une des figures fondatrices du cinéma associatif Les Montreurs d’images, alors installé rue Ledru-Rollin, et fréquentait encore les salles. Le dernier film qu’il a vu est « L’Âge de fer », première partie de « La Bataille de Gaulle ». Sa fille Isabelle, journaliste et réalisatrice, précise : « Mon père adorait aussi le cinéma social anglais, à l’instar de celui de Ken Loach ».

Ses goûts en la matière, que décrit aussi Le Petit Bleu, étaient larges :

  • les westerns américains ;
  • les films de Woody Allen ;
  • François Truffaut, son préféré, et la Nouvelle Vague ;
  • le cinéma japonais d’Ozu et d’Akira Kurosawa ;
  • le cinéma italien, avec Luigi Comencini.

Lecteur, historien, marin et peintre

Patrick Modiano était son auteur préféré. Il possédait une bibliothèque immense et de nombreux abonnements à des journaux, à des revues anglophones et à des publications consacrées au cinéma.

Érudit de la Seconde Guerre mondiale, il avait écrit L’Écolier de la guerre, un ouvrage qui évoque notamment la propagande des années Pétain. Il avait été capitaine de vaisseau de réserve et restait attaché à la Marine. Ses voyages en Angleterre et aux États-Unis avaient nourri sa connaissance de la culture anglo-saxonne.

Peintre figuratif, il représentait la forêt landaise aux abords de sa maison du Vieux-Boucau. Engagé dans plusieurs associations, dont Corpus Christi, il donnait des conférences, notamment à l’Université du temps libre.

Hommage et obsèques à Agen

Moment Rendez-vous
Dimanche Hommage rendu pendant l’assemblée générale des anciens élèves de Palissy, réunis au sein de leur Amicale
Vendredi 16 octobre, 15 h Inhumation au cimetière de Gaillard
Vendredi 16 octobre, 15 h 30 Cérémonie au temple, 18 cours Victor-Hugo, à Agen

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Tima Miroshnichenko. Licence Pexels.